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  • #16
    Zitat von ms11 Beitrag anzeigen
    Jetzt gibt's Versuche, ein Ölbild vom Foto zu machen.
    Also ganz gegen den Wind der modernen Welt....
    [offtopic=on]
    die idee hatte ich schon zu meiner schulzeit, mit wasserfarben allerdings.
    wir sollten im kunstunterricht ein bild nach wahl so originalgetreu wie møglich abmalen.
    (aufgabe ueber 3 wochen) was macht der muheijo am vorletzen tag? s/w-kopie des originals, und dann ausgemalt... [offtopic=off]

    gruss, muheijo
    Zuletzt geändert von admin; 05.10.2014, 11:50. Grund: Link entfernt

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    • #17
      Guten Tag,

      noch mal ein "Nur mal so-Bild": Nach so vielen Jahren der Beschaeftigung mit Talleyrand habe ich endlich ein Bild seiner ersten Freundin gefunden, der Schauspielerin Dorothee Dorinville ("Luzy"):






      Er war 18 (sie 25!), als er ihr an einem Regentag seinen Schirm und seine Begleitung anbot. Sie war nicht seine erste Liebe (die hiess Julienne Picot und war die Tochter eines Konditors), aber seine erste Geliebte.

      Jaja... also eben, nur mal so.



      Schoenen Gruss,
      Gnlwth
      Talleyrand - der Mensch und die Persönlichkeit

      Kommentar


      • #18
        ... eine nette Geschenkschleife hat die Dame ja schon, nicht

        Schöne Grüße
        Markus Stein
        "Wenn wir geboren werden, weinen wir, weil wir diese große Narrenbühne betreten" (King Lear) ... jedem also sein ganz persönliches (Hof-) Narrenleben

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        • #19
          Hallo und guten Tag,

          heute ist mal wieder "Nur mal so"-Tag, weshalb ich hier nur mal so die einfach unglaublich romantische Romanze von Talleyrand mit der oben bereits erwähnten Julienne Picot posten möchte. Die Dame mit der Geschenkschleife, die ich ja mittlerweile auch selbst schon gesehen und fotografiert habe (siehe mein Album zum Musée Carnavalet), wird ja in Talleyrands Memoiren erwähnt, Julienne Picot nicht - ihre Geschichte ist erheblich weniger bekannt; sie findet sich zum ersten Mal im "Album perdu" (einer 1829 erschienenen Sammlung von Texten, die Talleyrand angeblich für seine Memoiren geschrieben haben soll, von denen sich einige dann später wohl auch so oder ähnlich darin wieder gefunden haben, andere aber nicht, weshalb ihre Authentizität auch entsprechend umstritten ist). Das tut der Sache aber keinen Abbruch, finde ich, denn die Geschichte von dem kleinen Seminarist und der engelsgleichen Tochter des ehrenhaften Mannes, der Seminaristen und Lehrer gleichermaßen heimlich mit Leckereien beliefert, ist so romantisch, dass sie, wenn sie tatsächlich nicht so geschehen ist (obwohl das durchaus wahrscheinlich ist), trotzdem verdient, erzählt zu werden. Und - das ist ja eins der (zugegebenermaßen eher schwachen) Argumente für ihre Echtheit: Sie klingt wirklich sehr nach Talleyrand, diese belustigte, dabei etwas distanzierte (selbst)ironische Art, die Geschichte zu erzählen (Dinge wie, "A cette époque, j'étais dévot, et je la pris d'abord pour un chérubin : je me désabusai en la voyant manger de la galette.")....
          Aus dem Album perdu hat diese Geschichte ihren Weg auch in andere, später eschienene Werke gefunden, deren Copyright mittlerweile erloschen ist (etwa in "Talleyrand: prêtre et évêque" von Auguste Marcade (1883 erschienen und bei Google Books auffindbar) und kann somit hemmungslos kopiert und weiter verbreitet werden, was ich hiermit tue.

          Lassen wir also den Meister der Romanze sprechen (viel Spaß beim Lesen):


          Julienne Picot n'avait guère plus de quatorze ans, et je venais à peine d'arriver à seize, lorsque je l'aperçus pour la première fois au troisième étage d'une maison de la rue du Pot-de-fer, à travers un carreau de papier huilé, dont la moitié avait été déchirée par le vent. Elle avait des joues rondes, des cheveux blonds, et une belle petite camisolle d'indienne à grands ramages. A cette époque, j'étais dévot, et je la pris d'abord pour un chérubin : je me désabusai en la voyant manger de la galette. Un de mes camarades avait une chambre dont la fenêtre donnait sur la rue du Pot-de-fer, et j'employai pour le décider à troquer avec moi, plus de séductions et de mensonges qu'il n'en a peut-être fallu depuis pour changer deux fois la face de l'Europe.

          Je faisais chaque jour mille sottises pour me faire mettre en retraite, et là, en face de ma divinité, dressé sur les orteils afin de la mieux voir, je lui écrivais sur de grandes pancartes que je laissai d'abord dans la gouttière pour ne pas trop effaroucher sa pudeur, et puis pour lui donner le loisir d'en épeler les lettres. Ensuite je tenais moi même à deux mains mes épîtres, à peu près comme les pierrots de la pantomime, afin de lire tout de suite la réponse dans ses yeux ; et le plus souvent un peu de craie dessinait sur mon manteau noir mes plus tendres protestations d'amour. Julienne me répondit au bout de quelques semaines par l'emblème d'un coeur enflammé.

          Elle était en apprentissage chez une raccommodeuse de dentelles ; mais je sus bientôt qu'elle était fille du plus riche rôtisseur du quartier, et qu'en connaissance avec une femme employée à la buanderie du séminaire, elle venait quelquefois dans une salle basse qui tenait bien à notre maison, mais où nous n'avions point d'accès. C'est quand elle était là, qu'à travers une porte condamnée, où l'on avait pourtant laissé une chattière ouverte, nous nous parlions d'un peu plus près. Assis des deux côtés de cette porte, et sur des dalles bien froides, et ne pouvant pas même nous voir, nous nous jurions de nous épouser avec une ardeur et une bonne foi dignes d'un autre âge. Je tenais sa petite main dans les miennes pendant des heures entières ; et j'étais plus heureux de cette faveur que je ne le fus jamais des croix, des clefs d'or, des cordons et des principautés.

          Julienne, logeant tour à tour dans la maison de sa maîtresse et dans la maison de son père, pouvait s'absenter à la fois des deux domiciles sans donner aucun soupçon. Nous commençâmes par profiter candidement de cette licence. J'avais quelque adresse, de l'argent, une vive résolution ; et descendre la nuit du haut d'un mur de jardin ne me paraissait pas impraticable, parce que j'étais bien amoureux. Le retour seul m'eût embarrassé ; mais une bonne amie de Julienne ( car nous n'étions jamais seule ) m'aidait dans cette périlleuse expédition. Et c'était pour aller tous trois nous promener sur des boulevards déserts que nous bravions tant de périls ; c'était pour jouir au clair de la lune de l'amour et de la liberté ! En vérité, ou devrait bien avoir toute sa vie seize ans.

          Il fallait pour rentrer dans ma prison, faire approcher un fiacre bien près de la dévote clôture, puis monter du siège sur l'impériale, de l'impériale sur le mur, atteindre les branches d'un tilleul, et se laisser glisser au pied de l'arbre. Quelle gaîté folle et quelle touchante peur j'inspirais presqu'en même temps à Julienne ! Comme elle était inquiète, la pauvre fille, quand l'opération du retour commençait, et quels folâtres rires j'entendais de l'autre côté, dans la rue, quand, pour annoncer aux deux amies le succès de mon voyage, je leur jetais, par dessus le mur franchi, les fleurs de giroflée jaune et les feuilles de tilleul qui m'avaient tour à tour aidé à grimper et à descendre.

          Je me blessai dans une dernière escalade ; et cet accident qui n'eût été pour un autre qu'une entorse devait être un long mal pour moi. Un soir que je gémissais dans les tourmens de l'absence, et peut-être sur l'impossibilité où je serais toujours d'être pleinement satisfait en présence même de Julienne, tant que je ne déciderais pas sa compagne à laisser s'adjoindre un deuxième séminariste à nos promenades innocentes, il me vint en tète d'essayer d'une distraction de gourmandise ; j'envoyai chercher quelques perdrix et une tourte de frangipane chez le père de Julienne. C'était un moyen que je croyais ingénieux de la rassurer sur ma santé, et il me semblait aussi qu'un peu de bonne chère me consolerait des mésaventures de l'amour ; que les douceurs du père m'aideraient peut-être à supporter les rigueurs de l'absence de sa fille.

          Ce n'était pas la première fois que cet honnête homme nous fournissait des petits pieds, et même en cachette, â nos supérieurs et à nous. Mais cette fois la solennité de la Pentecôte autorisait ouvertement ce petit plaisir en faveur d'un convalescent. Il était près de sept heures ; j'avais appétit ; j'attendais le grave patronet qui avait coutume d'apporter les succulentes réfections, quand elles étaient permises, lorsque j'entendis frapper doucement à une porte voisine de la mienne. Je me levai comme par instinct, et au lieu du long garçon de four, étique et pâle, je vis venir l'enfant le plus charmant, mais le plus embarrassé du monde. Je le pris d'abord pour le frère de Julienne, car je savais qu'elle en avait un ; mais en touchant sa main pour l'aider dans l'obscurité du corridor, je reconnus Julienne elle-même. Elle entra dans ma cellule ; le bonnet de coton qui couvrait sa tête blonde tomba à ses pieds, et le plus gracieux sourire et les plus beaux cheveux couvrirent en même temps tout son visage.

          M. l'abbé, me dit-elle, pensez vous que M. Rigomier, c'était le nom du concierge, s'apercevra si je ne sors point tantôt ? Hélas ! mon Dieu ! que devenir ? J'ai dit à mon frère, en empruntant ses habits, que j'étais d'un bal de noces où je passerais la nuit avec ma maîtresse ; j'ai dit à ma maîtresse que je rentrerais chez mon père...

          Je sautai de joie malgré mon mal ; j'empêchai sa bouche de poursuivre : je comprenais bien tous les soupçons que sa bonne renommée allait subir ; mais ne pouvant la cacher dans mon coeur, je l'enfermai dans une armoire.



          Schön, gell? Seufz...

          Schönen Gruß, Gnlwth
          Zuletzt geändert von gnlwth; 05.11.2009, 13:12.
          Talleyrand - der Mensch und die Persönlichkeit

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